06 juin 2006
De salut public
Voici aujourd'hui une note de salut public. Vous me remercierez après, j'en suis sûre.
Tout d'abord, il faut bien différencier les situations.
Vous êtes seul chez vous, enfants, maris, belle-mère... tout le monde est parti ? Bien, il est donc impératif que vous fermiez votre porte à clé ET que vous enleviez la clé de la serrure. Avant, vous avez mis un double sous le paillasson à l'extérieur. Les pompiers vous remercieront. Et votre budget aussi, parce ça coûte très très cher une porte défoncée.
Si vous avez de la compagnie ce sera bien utile aussi, nous verrons cela plus loin.
Bien, alors, en premier lieu, la tenue. Oubliez votre chemisier en dentelle ou votre polo dernier cri "Fier d'être blond". Nous, allez donc vous rhabiller ; un vieux jean, même troué, et un haut noir. Ou celui que vous enfilez pour repeindre les plafonds, et qui est décoré d'une mosaïque de tâches du plus charmant effet.
Ah, n'oubliez pas les lunettes. Teintées, de vue, ou celle qui vous servent quand vous maniez le fer à souder, elles sont indispensables. Pour éviter de tout lâcher pour tenter d'enlever la saloperie de morceau de truc desséché qui est tombé dans votre oeil grand ouvert. Je déconseille les lunettes de ski protection glacier, vous risquez de ne pas bien voir, là haut.
Bon, maintenant, passons au matériel annexe ; une échelle -sans barreaux vermoulus,-, un escabeau, un piquet qui sert à maintenir le parasol, avec embout crochu, un sac en plastique (Auchan, Carrefour, Leclec, ça n'a pas d'importance. Les branchés prendront leur sac Gucci), une ceinture (mais pas élastique), et une vieille chambre à air de vélo.
Ah, j'ai failli oublier ; vous buvez 1 litre d'eau avant, pour ne pas vous déshydrater.
Un truc indispensable à ceux qui sont tout seuls, le téléphone portable. Il doit impérativement être fixé au pantalon. Pour appeler les pompiers, suivez un peu quand même ! C'est le 112. Voilà, vous avez tout noté ?
Maintenant je vous explique comment procéder. Vous passez la ceinture dans les anses de la poche plastique, et vous serrez au premier trou. Bien. Maintenant vous enfilez la ceinture par la tête. Oh, le joli collier que voilà, tout à fait assorti à la tenue. Bon, je vous montre une photo,
pour ceux qui n'auraient pas bien visualisé.
Maintenant je vous explique, pour le truc de parasol. Quand vous serez bien calé à 3 mètres de hauteur, et que ces foutues cerises sublimes (ah ? j'avais oublié d'en parler avant ? Oui, il s'agit du mode d'emploi d'une cueillette de cerises réussie) seront pile-poil trop loin... ta la ! le pied de parasol !
Un hameçon ! A branche de cerisier.
Je devrais le breveter, le truc.
Pour les veinards qui sont tout seuls, personne ne vous verra, tirant la langue, les jointures blanchies de serrer comme un malade l'échelle en priant pour ne pas se casser la gueule...
Les autres supporteront les cris anxieux de la famille " fais attention, chou". Vous serez un héros.
Vous êtes donc au sommet de l'échelle, les lunettes sur le nez, le collier au cou, une main agrippée aux branches, l'autre poisseuse de jus de cerises que vous avez par mégarde écrasées dans votre main en les saisissant. Vous remplissez consciencieusement votre poche, et quand votre tête a du mal à rester droite (à cause du poids, m'enfin), vous descendez la vider. Vous en profitez pour aller faire pipi en me maudissant de vous avoir conseillé de boire avant. Oui, mais c'est pour votre santé que je vous ai dit ça. Allez, remerciez moi.
Bon, maintenant, ceux qui ont suivi se demandent bien à quoi sert la chambre à air (usagée, hein, pas de folie quand même). Là, il faut regarder la photo.
Et la fenêtre de la chambre. Comment cueillir négligemment (c'est très important, ce négligemment), des cerises, le matin au réveil ? Et bien en forçant la branche à se pencher vers vous. Avec une chambre à air.
Ben voilà, c'est fini.
Ah si, quand vous videz votre poche, sur le plateau prévu à cet effet, ne reculez jamais sans vous être assuré qu'une cerise n'a pas roulé derrière vous. Jamais. Sinon...ça glisse,
ça tâche, et c'est répugnant...
Si vous avez un "chou" à proximité, il/elle s'extasiera de votre dextérité, en plein soleil, et vous fera chauffer un bon café (ou vous pressera un citron, je ne vous oblige pas à vous intoxiquer au café, c'est une note de salut public, je vous l'ai déjà dit), pendant que vous vous douchez ; pour enlever les coulures de jus de cerises et les saletés qui se sont collées dans votre nombril.
Sinon, vous faites chauffer vous-même votre café, et arrêtez de vous plaindre, non, mais.
Le soir, vous aurez un moment de gloire quand vous disposerez sur la table le plateau.
N'oubliez pas le sourire modeste qui sera parfait avec "ce n'est rien, j'ai cueilli quelques cerises". Vous avez économisé 9 € (voui, elles sont à 3€ le kilo, les choutes cerises).
Et une porte fracturée par les pompiers. Ben oui, si vous êtes tombé de l'échelle, pardi. Et que vous avez pu les appeler malgré vos multiples fractures, grâce à votre portable carrossé d'acier pour l'occasion, et qui est tombé avec vous. Et que vous aviez bien pensé à la clé sous le paillasson. Tout ça je l'ai appris grâce à mon fils aîné, le jour où il est venu par hasard me rendre visite, et qu'il m'a trouvée à 4 mètres de hauteur. Moi, il m'a pas dit "fais attention, m'man", il m'a passé un savon mémorable. Alors je suis prudente depuis. Obligatoire que je puisse me secourir toute seule, qu'ils ne me trouvent pas deux jours après, agonisante dans le jus de cerises... hi hi... j'adore l'image !
Et si vous êtes ad-mi-ra-ble, vous aurez même fait un clafoutis. En les dénoyautant, hein, pour un plaisir parfait. Mais bon, tout le monde ne peut pas être ad-mi-ra-ble, on vous pardonne quand même.
PS ; pour les taties Danielle de la cuisine. On me le fait pas, à moi, le goût si délicat de l'amande qui est dans le noyau et qui donne un goût exquis... Pfff... vous n'avez qu'à les faire infuser dans le lait, les foutus noyaux, et filtrer après... Sans noyaux le clafoutis, non mais !
De salut public, sauf pour les dentistes.
02 mai 2006
Glaces italiennes
La première ? Je l’avoue, elle ne fut que
pour moi, à savourer égoïstement, sans y penser, en plaisir solitaire. Celle qui me faisait rêver, depuis la France. Et je n'ai choisi que des parfums exotiques ! Je m'en aperçois maintenant ... Les fruits de mon enfance... gelatto à la mangue,
banane et noix de coco.
La seconde ? Allez, elle fut pour Toi, au café, accompagnée - comme
promis - d’un caffè stretto.
Et celle à la framboise, pour Florence, dans une ruelle de Florence.
A la pistache verte pour mon hérisson de jardin. Et aussi mon co-équipier landais.
Et au citron pour toi, ma si souriante maquettiste toulousaine.
J’ai du attendre le jour de ton anniversaire pour savourer celle au goût de
noisettes grillées que je t’ai promise.
Et après avoir rempli mes devoirs, j’ai goulûment continué. Oscillant paraît-il
entre gourmandise et goulûmentise. Assumant mes péchés - qu'ils soient véniels ou mortels -, même ceux au parfum
pêche. Ai donc poursuivi, à la vanille pour les filles et au chocolat pour les
gars, à la fraise pour les mortaises ou les cimaises, je ne suis pas chiche. Puis ai manqué me croire au paradis en
pourléchant celle au parfum chocolat-piment. Pour l’adoucir, une simple
vanille. Et un nuage de celle à la crème, légèrement fouettée. Mon palais -entre
deux palais florentins- se souvient de ce citron-basilic et aussi de celles
aux chocolats mâtinés de lait ou d’orange, ou encore au melon fondant, à la
fraise douce, à la pomme verte. Et je ne peux oublier celle à la ricotta et aux figues
caramélisées…. Ahhh…..comment vous dire le bonheur des gelatti
italiennes ?
Merci, berlioz, pour la photo de ma première gelatto....
02 avril 2006
Les oeufs d'Elle
--- Mais non, je t'assure, il faut que tu l'écrives.
--- Écoute,
je sais bien que tu es la seule à t'y intéresser. Il paraît que je
suis douée pour les recettes de cuisine, d'accord. Plus que pour les
p*** de défis littérairement foireux. Mais là, ça en fait beaucoup.
Déjà 26 notes sur le sujet !
---
Et bien justement, moi je veux que l'écrives, la 27 ème. Et je ne suis
pas la seule à rater la recette. J'ai besoin de ton tour de main. C'est
presque une oeuvre de salut public. Si ça se trouve Canalblog va te
remettre à l'honneur grâce à ça.
--- Pfft ! Je vais devoir changer de blog, devenir "secretsdecuisine.canalblog.com". Tu es sûre qu'ils ne vont pas se lasser ?
--- Non non et non, on en a déjà parlé. Allez, au boulot.
---
Bon, mais tu as ta part de responsablilité, je te préviens. Ce n'est
pas de ma faute si tu n'es pas foutue de réussir ça. Pas de ma faute.
Mais cela va devenir impardonnable si tu persistes dans l'erreur. Je
veux que tu en deviennes le cordon bleu. Que ta réputation dépasse les
frontières. Tu deviendras la reine des...
--- Allez, va écrire, je n'en peux plus !
Attraper des oeufs (...)
-- Non, pas sous le cul de la poule. Du supermarché ou du marché, et qui ont transité jusqu'à ton frigo.
Blancs
ou jaunes, qu'importe, même s'ils ne sont plus de première fraîcheur,
pas d'intoxication en vue. Donc, saisir des oeufs. Deux par personne
est le minimum à prévoir.
Deux méthodes s'offrent alors au cuisinier. Oui, je parle de toi, là. D'accord, à la cuisinière aussi.
Méthode n° 1
Dans la casserole remplie d'eau froide salée (...)
--- D'accord, je précise combien de sel ! 1 cuillérée à café par litre, ça te va ?
(...) poser les 4 ou 8 oeufs pour qu'ils soient tous recouverts d'eau (...)
--- Quoi ???? !!! dans n'importe quel sens. Petit bout ou gros bout, nous ne sommes pas chez Gulliver, mais dans une cuisine !
(...) et allumer le gaz (ou l'électricité, ou mettre des bûches dans la cuisinière à bois),
bref, faire chauffer. Tu allumes une cigarette, ou tu bois un café,
mais tu restes devant ta casserole ! Jusqu'à ce que ça bouille (...)
--- Non, je n'ai pas dit "frémisse", j'ai dit "bouille". Pffft, je te jure qu'un enfant va les réussir....
Et quand ça bout -avec des grosses bulles- tu comptes.
--- Non, pas besoin de le faire à voix haute ! Il y a d'autres moyens.
A
partir du moment où ça bout, tu mets ta montre en version
chronomètre. Ou ton minuteur. Ou ton truc de four qui fait tic-tac. Ou
un rappel sur ton téléphone portable. Bref tu mets un compte de 8
minutes. Et quand ton tic-tac fait "dringg" (...)
-- Si tu n'as pas de truc qui fasse "dringgg" tu regardes l'horloge . Et tu attends que 8 minutes passent. Soupir.
Bref,
tu attrapes alors la casserole, tu vides l'eau bouillante et tu la
poses dans l'évier. Là, tu fais couler de l'eau. Froide. Pendant 5
minutes. Dans la casserole où il y a toujours tes oeufs. Chauds ; ça
explique l'eau froide.
-- Non, tu n'as pas besoin de chronométrer. Tu attends que ça refroidisse.
Et voilà, c'est prêt.
Méthode n° 2
Tu
poses ta casserole remplie d'eau sur ton truc qui chauffe. Tu attends
que ton eau salée bouille à gros bouillons. Et seulement à ce moment,
tu poses tes oeufs dedans.
-- Non, pas avec les doigts, tu prends une passoire par exemple.
Et
tu fais doucement. Pour que tu ne sois pas obligée de partir dans la
salle-de-bains à la recherche de Biafine. Parce qu'à partir du moment
où les oeufs sont dans l'eau bouillante, tu branches le tic-tac sur 10
minutes.
-- Ah, je vois que tu suis, ce n'est pas la même durée ! Bravo !
Pour la suite, c'est tout pareil. L'eau froide et tout et tout.
Tu n'as pas besoin d'un cours d'écalage au moins ?
Ah oui, pour finir en beauté, je te confie une astuce (merci T., je ne te remercierai jamais assez, tu es un vrai Maître-queue)
pour un accompagnement que les enfants adorent. Tu leur sers les oeufs
durs avec des frites au barbecue. Et tu n'enfiles pas chaque frite par
la longueur, hein ! sinon il n'y en a que cinq par brochette et ça les
frustre. Sans parler de ta grille qui ne sera jamais assez grande...
Mais non, ne me remercie pas. Je viens les déguster quand ?
27 mars 2006
Fondue pas des Alpes
Puisqu'il semblerait que je sois efficace pour les recettes de cuisine... cadeau !
Je l'ai dégustée la première fois dans
un restaurant ; mes amis avaient voulu m'en faire la surprise. Et
j'avais adoré ! Bien sûr, j'aime aussi les défis à cuisiner, et je n'ai pu
résister à l''envie de servir moi aussi une fondue chinoise. Il a fallu
tout d'abord trouver les petites écumoires, les épices "Saté" qui
rendent le bouillon diablement odorant et légèrement pimenté. Je n'ai
pas tenté l'exercice de la décoration des plats de service en dragon.
Si si, au restaurant, il y avait la tête aux yeux noirs girofle, la
crête aiguë, les écailles en navet et carottes, les ailes en poireaux
et les morceaux de viande cachés dessous.... Chez moi, le dragon était
peint dans l'assiette, plus simplement ! Mais j'ai été comme un peintre
qui crée sa palette de couleurs. 
Il
y avait les vermicelles chinois pré-cuits, très blanc, les morceaux de
poulet et de boeuf, les coquilles saint-Jacques, les Gambas
décortiquées, le chou Pe-Tsaï en lamelles. Et les rondelles fines de
carottes, pour la couleur et le grignotage !
22 mars 2006
Ptite douceur
Après de nombreuses délibérations, j'ai eu quand même eu
l'autorisation de m'occuper du dessert... Les anniversaires, c'est
sacré, je dois me re-po-ser. Mais j'aime jouer avec le chocolat, moi,
j'ai supplié, gagné. Eux, se chargeant des bougies. Cela paraissait
fort simple. Mais voilà...Je vous raconte quand même le quoi-comment de
mon gâteau. Qui n'en n'est pas vraiment un, puisque j'ai souhaité faire
des assiettes individuelles. Evidemment, il a fallu parlementer à
nouveau un peu, les traditions, ils s'y accrochent, les jeunes !
Donc, voilà. Le gâteau -chocolat noir et piment-,
tranché dans son milieu, accueille une fine tuile craquante, recouverte
de mousse. La même mousse est dressée en dôme au sommet. Une tuile
caramélisée au miel apporte le croquant (c'est très facile à faire, vous pouvez même la rouler en cigare avant qu'elle ne durcisse).
La crême anglaise, vanillée d'une gousse entière, pour la touche de
fraîcheur. L'acidulé ne manquait pas à l'appel, avec un Phylasis à
croquer. J'étais contente, j'adore jouer à la dînette.
Il aurait fallu y planter les bougies avant... mais.. dans un silence de mort.... ils ont tendu les deux paquets - la dizaine et l'unité-...
Une légère erreur, m'man... J'ai quand même éclaté de rire, parce que,
se faire rajeunir de 10 ans d'un coup, c'est moins cher -au prix des bougies-
qu'un lifting ! 39 ans. Elle s'est trompé ! Trouvait déjà cela bien
gros, comme nombre. A réalisé que j'aurais 50 ans l'an prochain. Mais c'est vieux, ça ! J'adore ma fille ! Ils ont donc décidé de me faire souffler 349 bougies...
Bon anniversaire !
Les tuiles ; faire fondre au micro-ondes 2 cuillérées à soupe de miel et 60 g de beurre (le salé est parfait mais pas indispensable). Travailler avec 40 g de farine et 50g de sucre. Etaler finement sur du papier sulfurisé et laisser cuire 5 à 10 minutes (suivant votre four) à 180 °. Attendre quelques minutes avant de donner la forme qui convient ; coupelle, cigare, ou tuile, tout simplement.
05 mars 2006
Tant pis pour vous....
A Marseille il ne faut pas croire qu'il n'y ait que la sardine qui boucha le port.
Ni que les navettes à la fleur d'oranger (et pourtant, madré mia, quel parfum !).
A Marseille il y a aussi LE Tiramisu d'Arcadia.
Qu'on se le dise (rêvez, mes amis, j'adore vous sentir
soudainement la bouche emplie de salive, entendre les gargouillis
infâmes de votre estomac...). Quand je pense qu'il en restait dans le frigo quand je suis partie (elle en avait fait pour 15, elle n'aime pas qu'on manque). Que je n'ai pas pensé à lui piquer un tupper... Et tant que j'y suis - à râler
- pour les réclamations, vous repasserez. Parce qu'Arcadia sait très
bien ce qu'il faut mettre dedans, en plus. Les Amaretto ou autres
alcools.. mais comme il était POUR MOI, le Tiramisu (vous pouvez dire à votre langue de rentrer dans votre bouche ? ça va finir par salir votre clavier, la bave....), et bien pas d'alcool dedans. Parce que je n'aime pas ça...Hé hé...
Mais à Marseille, il y a aussi une grenouille mutante et gourmande. Un seul dessert ? Que nenni ! Vive la surenchère (et les kilos en trop !)... Tarte aux fraises (la première de la saison) et mousses au chocolat noir. Les ramequins, à choisir au hasard (pan sur les doigts, repose le plus rempli immédiatement !), ont été peints de ses doigts d'artiste.
09 février 2006
Soum farsoum
Hier soir, il est venu partager ce plat ancien, que l'on retrouve maintenant dans les cartes des restaurants "branchés". Il avait oublié -presque- que sa maman le lui préparait, avant, quand il était petit. Et il en a été tout ému de retrouver cette rondeur fourrée. Un bon convive ! J'en redemande ! Qui sauce son assiette mais a tombé la cravate avant, histoire d'être digne de ce plat rustique. Recette glanée d'une vieille paysanne, il y a bien longtemps, mon chou mijote dans une cocotte en fonte, longuement. Et il n'a pas mis en péril mon budget, sa farce est un mélange de boeuf et de porc, tout simplement. (bon, d'accord, vous rajoutez un oeuf, de la mie de pain trempée au lait, un zeste de cognac et des herbes).
Comment ? L'odeur ? Allons, vous n'êtes pas si chochote, quand même ! Ouvrez les fenêtres !
Une autre question ?
La digestion ? pffft, estomac délicat à ce que j'entends... faites bien blanchir votre chou avant de le faire cuire.
Et le lendemain... la gratinée de soupe au chou vous réchauffera.
07 février 2006
Et qu'ça saute !
Je ne sais pas ce que vous avez fait à la chandeleur, mais ici -enfin, chez moi, pas sur mon bureau, juste dans la cuisine-, bref, ici, il y a eu repas-crêpes avec amis pourvus d'enfants. Moins gourmands que les miens, je le reconnais !
Prévoir quelques dizaines d'oeufs, la farine de sarrazin, la farine blanche, les zestes de citron, la fleur d'oranger, le rhum, de grands-grands saladiers pour les pâtes (la salée, la sucrée, cette dernière ayant à elle seule envahi 2 récipients), et quelques litres de lait. Ca, c'est pour les courses. Bon, il a fallu prévoir un peu de temps pour le repos des pâtes, le montage des tréteaux -pour caser les crêpophiles, évidemment ! -, le savonnage-ébouillantage des pièces d'euros à glisser au milieu des crêpes sucrées -celles pour les enfants, il faut tout vous dire !..
Tout ça reste de la pure intendance. Bon, après, il faut se transformer en Belzébuth et faire sauter les poêles sous les feux de l'enfer odorant. Un peu d'énergie et vous avez votre montagne de crêpes devant vous. N'oubliez pas le fouet pour les mains envahissantes de ceux qui passent dans la cuisine et qui en avaleraient bien une au passage. Le fouet ou la cravache, je laisse votre libre-arbitre s'en mêler.
Et après, vous attendez, les joues roses et les cheveux parfumés à la fleur d'oranger. Que les amis arrivent bien sûr ! Le cidre à la main, les enfants en presque rangs d'oignon.
J'ai failli oublier ! Le pot de 3kg de Nutella doit être mis en évidence, à côté de la cuillère à soupe pour piocher dedans. Et les confitures, sirop d'érable, chantilly, réparties, avides d'être secouées.
Surtout, bien secouer la chantilly
avant d'en tartiner quelqu'un.
Pour l'entrée, les galettes fourrées au fromage sont à four doux, la noisette de beurre salé fondant doucement, attendant le bacon grillé et la sauce gorgonzola-roquefort. Pendant que vous sirotez l'apéritif, les pieds en éventail, en savourant le temps précédant la ruée. Et qu'ça saute !
31 janvier 2006
Douceurs croustillantes
Il y eut les cannelés pour Arcadia et Epsilon, cet été.
Puis il y eut les cannelés pour Berlioz and co.
Il y eut ceux pour les enfants,
la famille, les collègues, l'amant, les copines. Je crois que je suis la toulousaine aux cannelés. Ne
pouvant vous envoyer par chronopost ces petites douceurs (je suis intraitable, ils ne doivent être consommés que dans les 24 heures suivant leur cuisson, pour être délicieusement crousti-fondants), en voici donc la recette.
Proportions prévues pour 54 cannelés en format "bouchées" (ce qui correspond à 3 plaques de 18 alvéoles) et 8 "normaux" (1 plaque). Mais non, cela n'est pas trop ! Et si c'est trop (petites natures !) à vous de diviser (les moules sont prévus pour 18 cannelés, vous divisez donc par 4). Il y a 1 heure 15 de cuisson, autant en faire beaucoup... ça se mange sans faim ces petites choses là !
Dans 1 litre de lait bouillant faire fondre 100 g de beurre. Fouetter dans un saladier 200g de farine, 400g de sucre (ben oui, le croquant vient du caramel, qui vient du sucre...),
4 oeufs entiers et 4 jaunes d'oeufs. Rajouter de la vanille et le lait
chaud. Bien remuer. Cela ressemble à une pâte à crêpes épaissie. Repos
de 24 heures. Avant d'utiliser la pâte, la re-fouetter en y rajoutant
une louchette de rhum.
Armés de vos petits moules (en silicone) posés sur une plaque (elle même posée en hauteur afin de faciliter le remplissage des mini-moules, je me demande si je ne vous materne pas un peu !)
vous répartissez le mélange. Je vous donne maintenant le seul secret à
connaître ; il est impératif de débuter la cuisson à four froid sous
peine de voir la pâte gonfler et obtenir d'horribles montgolfières
aplaties au final. Bonnes, mais moches. A vous de voir...
Donc, 15 minutes à 280 °, suivies d'une heure à 180 °.
Démoulez au sortir du four... et patientez 15 minutes que cela refroidisse avant d'engloutir, de déguster.
23 janvier 2006
Syl et le british Cake
Horreur et damnation, que lis-je dans le blog de Syl ? (Dia, par respect pour toi, j'omets de te citer)... Une recette d'un cake anglais qui diffère totalement du mien ? Ah non, alors, messieurs les anglais tirez les premiers ! Quoique vous soyiez fort rares dans mes statistiques ! Voici donc la mienne. Pour deux cakes, qui supportent un rassissement de 48 heures avec bonheur, et se congèlent très bien.
250 g de beurre
250 g de sucre roux
5 oeufs
450 g de farine
1 sachet de levure
125 g de poudre d'amandes
400 g de raisins secs (même pas trempés les miens !)
250 g de fruits confits (pour moitié dejà hachés, l'autre à détailler en morceaux plus gros)
Et... les épices ! A doser à la cuillère à soupe !
1 de cannelle
1 de muscade
1 de gingembre
Le bla-bla habituel de sel, rhum et un demi-verre de lait.
La voici la recette du cake anglais !
Syl, ça va être terrible quand on va se rencontrer. Terrible !
Au
fait, ta confiture cerise-gingembre, quand Berlioz l'a goûtée, il
attendait tellement le gingembre qu'il a du mal à trouver le parfum de
la cerise à la première bouchée. Il a du reprendre une autre tartine !
Pfffttt !








