Rien n'a changé. Rien. Il n'est pas le premier.

Juillet 2005
Il y eut Naja, mon ami de correspondances, qui écrivit, il y a un an...
"J'ai lu. Consterné. Si cela vous aide à vivre de faire flamber vos douleurs aux vents publics, alors bon ; c'est vous et chacun fait ce qu'il veut/peut de soi."

Octobre 2005
Il y eut ces mots que j'écrivis, après, le temps de moins souffrir
(...) il ne voyait donc pas ? Non, bien sûr, il ne pouvait pas voir. Elle le savait bien. Que les mots étaient pour lui du superflu. Il ne voyait pas qu'elle rétrécissait de son silence.
Qu'elle se perdait dans un monde où elle aurait tant donné pour des mots, même inutiles et faux. Des paroles qui ne l'auraient pas renvoyée dans son imaginaire. Là où des femmes se font payer pour que des Hommes les fouillent.
En silence.
Le silence, en cadeau à s'offrir, en espèces sonnantes. Regarde, je te prends et te paye en silences. Ta valeur est ailleurs. Pourquoi un dépot de mots doux ? Pourquoi pas de mots de peau ? Douce. Mots-dépots. Dépotoir. Ils ne te suffisent donc pas ? Mais que veux-tu d'autre ? Être rassurée ? En dégoulinements de mots mielleux ? C'est cela que tu veux ?
Elle secouait la tête, disait non. Que dire d'autre ? Allait-elle poursuivre toute sa vie cette quête insensée ? Se donner en patûre pour quelques âneries qu'elle serait seule à croire vraies. Elle le savait bien que certains avaient entendu l'écho de cet abîme de silence, avaient ouvert la brêche, l'avaient emplie de mots-doux. Pour rien. Rien que son sourire qui les éclaboussait alors ? Troc stupide et vain. Elle bradait son bonheur. Elle se bradait. (...)

Juillet 2006 
Neuf mois, comme  pour mettre au monde un enfant. Neuf mois, pour que je me retourne. Et relise les mots anciens.
Ouvrir ma messagerie et y lire les mots reçus aujourd'hui.
Des mots d'un, d'un en qui je croyais.
C'est con, d'avoir mal comme ça. C'est con d'avoir ce besoin viscéral d'écrire. Je croyais être à nu ici. Je croyais être sincère, je vous l'assure. Mes mots doivent m'habiller bien plus encore que ma peau..
"Je ne regarderai plus ton blog où tu confies "à tout vent" tout ce que tu vis. Je n'aime pas du tout ce jeu de masque avec ton public"

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Si vous voulez m'écrire, faites le par mail, s'il vous plaît.
Par respect pour la personne qui, même si elle n'ira plus sur ce blog, a malgré tout le droit de ne pas être exposée  davantage que par ses mots que je lui ai volés, pour les écrire ici.