Motus et bouche cousue

Mots jetés à tout vent, mots libres, tout simplement.

17 juillet 2006

Réveils

Le réveil sous la lumière crue me plongea dans la terreur. J’étais là, écartelée, sous cette violence blanche.
Je m’étais endormie dans la douceur du soir. Même si les étoiles n’étaient pas là pour me tenir la main. C’était l’hiver et le ciel était couvert.
Je n’avais pas compris que je me réveillais, c’était cette terreur qui m’avait écarquillé les yeux. Il y eut ce hurlement de sirène. Et les pas vifs qui résonnaient. Et le sang que je devinais par l'écarlate. Des tuyaux que j’avais arrachés. Tous les tuyaux. Les sondes; gastriques, urinaires. Les cathéters. Comme une démente, certainement, je m’étais dépouillée en quelques secondes, arrachant, déchirant. Mais je ne sentais rien. J’étais incolore et inodore. Nue, dans la salle vitrée, sous la lumière crue. Dans la terreur encore. Avec mon hurlement.
Ce « non » qui me poursuit encore aujourd’hui, trente ans après.
Puis je me suis tue..
Je me suis éveillée dans un lit avec de vrais draps. Avec une petite perfusion que je n’ai pu que regarder, parce que j’étais soigneusement attachée de bracelets de cuir.
Les bracelets de cuir, c’est étrange. Ça me maintenait. Même les chevilles.
Les bijoux me pèsent.
Je me suis réveillée. J’ai compris à ce moment là. Que je n’avais bien sûr pas réussi. A mourir. Et que j’étais là pour qu’ils m’aident à me guérir de ma douleur de vivre.
Ils m’ont expliqué. Que le dortoir là, c’était une salle dans un hôpital psychiatrique.
Voilà.
J’étais entrée dans mon enfermement.
Mais je ne le savais pas encore. J’émergeais de mon coma, je ne comprenais pas tout. Pas encore.
Il y eut la première visite. Combien étaient-ils ? Cinq, six, derrière le professeur. Celui qui parlait.
« Bonjour, alors, on s'est décidé à être raisonnable ? On va parler maintenant ? »
Tenez, là, je souris en écrivant ces mots. Elle a eu raison de me dire d’écrire cette histoire. Pour savoir ce que je pense. Parce que, en noir sur blanc, j’ai l’impression de décrire un interrogatoire sous la torture. Sauf que la voix était normale et les coups seulement dans le regard.
Les jours passaient.
Je me taisais.
Et ils revenaient. Pour la visite du jour du lendemain.
« Bonjour, alors, on s'est décidé à être raisonnable ? On va parler maintenant ? »
Et, pour me prouver qu’ils avaient raison de me laisser là, dans mon lit n° je ne sais combien, un jour, j’ai crié. "Avaient-ils des cacahuètes à lancer au singe à qui l’on rendait visite ? "
Le professeur n’a pas été content. Ni de mon agressivité, ni des sourires des externes et des internes en blouse blanche.
Alors il prit le seul livre que j’avais toujours sur moi. « Anthologie de la poésie française » de G. Pompidou. Et il me le confisqua. Parce que « la poésie ce n’était pas indiqué dans mon cas. Cela me donnait des idées noires ».
Il me connaissait bien, le professeur. Tous les jours j’allais au rendez-vous fixé. Et j’attendais que l’heure s'écoule [tic-tac - tic-tac]. Sans un mot. De quoi lui parler, à ce monsieur ? Je n’en savais rien, moi.
Est-ce que ça l’aurait intéressé de savoir que ma vie n’était pas digne de la vie ?
Puis un jour, lasse de ce dortoir aux dizaines de lits bien alignés, préservant notre intimité d’un rideau, un jour, je suis partie. En rampant devant la porte des infirmières. Un jour où certains avaient de la visite.
Mais ils m’ont rattrapée. Deux heures après. Parce que la police savait que j’étais dangereuse pour moi. Et que c’était l’hiver et que j’étais en tee-shirt. Et en pantalon. Et que je n’avais pas d’argent. Je marchais. Tout simplement je marchais. Et l’ambulance est arrivée.

Je ne me souviens plus très bien après. Parce que j’ai dormi. Après la piqûre.
Puis je me suis réveillée.
Je me suis souvent réveillée dans cette histoire.
Je n’étais plus au même endroit. Ils m’ont expliqué. Que j’étais dans le même hôpital, mais en service fermé. Puisque de toute façon je n’avais personne dehors. Que j’allais être majeure bientôt, mais que, pour l’instant ma famille préférait que l’on me soigne. Et que l’on ne pouvait pas me faire confiance.
Je n’ai pas su pour mes parents. Ils me l’ont dit assez tard. Et les années qui ont passé ont du flouter des tas de souvenirs ! Il semble qu’ils m’avaient écrit, mais que leurs lettres n’étaient pas bonnes pour moi. Et qu’ils ne voulaient pas me les donner.
J’étais réveillée.
Et en colère. Mais ils l’avaient bien deviné, c’est leur métier. Alors ils m’ont laissée attachée. Oh, ne vous inquiétez pas, je pouvais bouger, m’asseoir. Mais pas marcher. Ou alors avec une infirmière, qui me regardait faire pipi ou prendre ma douche. Là, devant moi.
Je ris, parce que je viens de comprendre pourquoi il m’a fallu tant d’années pour prendre une douche avec un homme !
Je n’avais plus d’habit, juste la blouse verte, ouverte, et un slip, pour préserver mon intimité. Mais plus de stylo. J’avais le droit au crayon. J’aime beaucoup les crayons à papier. Je collectionne même les rogatons de crayons ! Avec tendresse, allez comprendre !
Mais j’ai vite compris que je ne pouvais pas écrire.
À cause des tremblements. Mes mains ne pouvaient plus tracer, elles tremblaient avec une frénésie qui me donnait l’envie de mourir de ne pouvoir les aider.
Je crois qu’ils avaient compris que j’étais vraiment très dangereuse pour moi. Et qu’il fallait beaucoup m’apaiser. Alors j’avalais les gouttes [plic-plic] et les comprimés. Et j’ouvrais la bouche après. Au début elles passaient le doigt dedans, palpant les joues. Après elles ont arrêté. Il faut dire que je ne bougeais plus beaucoup. Peut-être même que la lumière avait disparu de mon regard.
Ou alors mes yeux avaient gravé dans leur iris les barreaux des petites fenêtres.
J’étais devenue inoffensive, je crois. Je me taisais. Regardais le ciel. Tout petit là-haut. Je connaissais par cœur le bruit des clés dans les serrures.
Depuis mon ... quelque chose se serre en moi quand je passe devant une prison.
Je regardais mes mains qui tremblaient.
Tiens, c’est drôle, je ne fumais plus et ça ne me manquait pas.
J’attendais. Même pas la mort. J’attendais le temps qui passe. Et le temps passait.
Un mois. Deux mois. Trois mois.
J’ai eu 18 ans. Ils me l’ont dit.
 

Puis il y eut Ismaël, l’interne. Qui restait de plus en plus souvent assis à mes côtés. Qui m’apporta une chemise de nuit, dans un joli paquet-cadeau. A petits carreaux Vichy. Qui me dit que j’étais jolie ainsi. Qui me donna le goût de parler un peu mes silences. Avec lui. Je ne sais plus de quoi ils parlaient, mes silences. Mais ils étaient avec lui. Qui regardait mes mains trembler. Je commençais à les cacher quand il venait.
Puis il lut mon dossier.
Bien sûr, que j’étais dangereuse.
L’année précédente j’avais avalé une vilaine bouillie. Parce que déjà, je trouvais que ma vie n’était pas digne de la vie. Alors j’avais avalé la pâte blanche. De 700 comprimés d’aspirine. Ceux qui sont dans le milieu médical doivent rire ! Je connais maintenant la dose létale. J’en étais excessivement loin . Dans le trop. Mais bon, cela ne m’a pas tuée. Juste fait vraiment souffrir durant quelques mois. Et puis, il y a 30 ans, ils n’aimaient pas les jeunes filles qui faisaient cela ! Ils leur faisait payer lors de soins, pour leur apprendre.
J’ai appris.
Que je pouvais vomir la paroi de mon estomac en lambeaux et quelques flots de sang. Que je pouvais avoir une dialyse et être si résistance que les reins se relancent. J’ai appris l’ulcère qui perfore et vrille . Et la peur de manger. Et le tuyau endoscopique avalé sans calmant parce que « je n’avais qu’à pas ». Mais tout ça est maintenant du passé. Je n’ai plus mal. Tout cicatrise. Et cela m’a été utile dans la vie, parce que je suis devenue dure à la douleur.
Mais qu’ils pourront crever, et moi avec, avant de me faire une endoscopie.
Mais bon, dans le dossier, c’était marqué noir sur blanc que j’étais dangereuse. Parce que j’avais fait ça très minutieusement. Tout bien calculé. Sauf la visite surprise. Et ils m’ont trouvée à temps (c’est ce qu’ils ont dit. Le temps me poursuit depuis.). Avec de la mousse rose autour de la bouche. Parce que je n’avais même pas eu besoin de tuyau pour vomir.
Et j’entendais vous savez. Dans le coma. Les affairés, les blouses empressées. Je riais dans ma tête aux yeux clos. Je leur répondais silencieusement vautrée dans une léthargie que j’aimais ; « mais je sais tout ça, je sais ! Pourquoi croyez vous que j’ai choisi cette pâte là ? Vous n’y arriverez pas, c’est trop tard» Ce ne fut pas trop tard. Je me souviens de mon transfert dans l’ambulance, dans un autre hôpital. Et de moi, qui leur disais « mais vous êtes du mauvais côté de la route, et arrêtez cette sirène, les gens dorment »
Bon tout ça était du passé, dans un dossier. Qui détenait la clé de cette prison où je regardais mes mains trembler. Et où j’ai appris à ne pas pleurer. Durant 15 ans (la durée, non de mon enfermement, juste de mon oubli des larmes).
Après j’ai guéri aussi de ça.
Ismaël a été celui qui a ouvert les portes de cette drôle d’endroit où j’aurais pu rester longtemps, si longtemps que j’en aurais oublié jusqu’à mon prénom.
Ismaël est tombé amoureux de moi. De "moi-femme" ou de "moi-malade", je ne sais pas, en réalité.
Il a contesté les doses prescrites, l’enferment, l’absence de soins. Il a remué, a couru le risque d’avoir un très mauvais rapport de stage. A menacé de faire rédiger un article sur moi par une amie à lui, journaliste à la Dépêche du Midi. C’est le journal du coin… je suis passée à côté de la célébrité !
Il lui ont fait signer une décharge. J’étais prise en charge. Par un homme.
Je me demande si je ne suis pas toujours à la recherche de celui qui me sauvera de cet enfermement plus important que la camisole la plus solide. L’attente de l’autre. Qui me délivrera de moi.
J’ai vécu deux ans avec Ismaël.
Les débuts furent terrifiants. J’étais en manque, voyez-vous, comme la pire des droguées. Il me donnait des comprimés, me tenait par la vie. Parfois, quand c’était trop dur, j’avais le droit à une petite piqûre. Je l’aimais, cet homme là, qui me soignait. Qui me parlait, qui m’aimait, malgré ce que j’étais. Qui me tenait par la main pour traverser les rues. Parce que j’oubliais de regarder. Qui m’écoutait répéter à voix basse, en tantra qui m’empêchait de sombrer ; « La Garonne coule dans Toulouse ». Quand je perdais pied.
Ces mots là devenaient alors la seule chose vraie.
Plus tangible qu'une réalité que mon esprit aurait pu déformer.
Ces mots étaient une vérité. A laquelle je me raccrochais.


Maintenant je n’ai plus besoin de tantra.
Je sais les vérités et les réalités.
Je n’ai plus jamais avalé un comprimé qui ait une action neurologique.
Et je ne supporte pas l’aspirine. (mais non, Estomac, je ne t’en veux pas, tu sais).
Mais je continue à crier ce « non » , que je n'entends pas, au moment où je sombre dans le sommeil.
Ce « non » que j’ai hurlé quand ils m’ont réveillée.
Pardon à vous, les hommes de mes nuits, de ce « non » qui vous glace si souvent.
Parfois, quand je suis si bien au creux de vos bras et rassurée de votre amour pour moi, je ne crie plus.
Et vous en êtes heureux.


En souvenir d'un enfermement.

Posté par Mouette rieuse à 08:00 - île aux mouettes (51) - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Moi, je ne connaissais pas les doses. J'ai avalé le contenu de deux boîtes de Temesta. Médecin généraliste , ambulance, urgence, le tuyau dans l'estomac pour me faire vomir, la perfusion. Oui , j'étais encore consciente, je flottais mais j'entendais, comprenais. Puis la chambre avec deux autres jeunes filles comme moi. L'une était inconsciente…
Stop Mouette, c'est trop dur ! je ne relis pas

Posté par club, 17 juillet 2006 à 08:31

Ne relis pas.
C'est mon histoire, mais je savais aussi qu'elle réveillerait chez d'autres des souvenirs que l'on a parfois besoin ou envie de laisser dans l'ombre (mais seule la lumière permet l'ombre). J'ai eu besoin d'écrire, pour savoir ce que 30 ans de silences m'ont permis de comprendre.

Posté par Mouette, 17 juillet 2006 à 09:09

Je te sens apaisée...comme si tu avais trouvé une partie de l'antidote à ce "non".

Posté par Nadaiya, 17 juillet 2006 à 10:03

Parmi tous les maux de ton histoire, qui s'agrippe au ventre sans nécessiter pour cela d'identiques souvenirs, ceux là me touchent terriblement:

"Je me demande si je ne suis pas toujours à la recherche de celui qui me sauvera de cet enfermement plus important que la camisole la plus solide. L’attente de l’autre. Qui me délivrera de moi."

Posté par argile rouge, 17 juillet 2006 à 10:43

Nadaiya, tu sais quel est le problème pour savoir si l'antidote a été efficace ? Hi hi... moi... je ne m'entends pas...

Posté par Mouette, 17 juillet 2006 à 12:26

Argile rouge, c'est en l'écrivant que je l'ai réalisé. J'avais failli supprimer cette phrase, puis me suis ravisée. C'est ainsi ; et me fermer les yeux ne me rendrait pas plus clairvoyante sur ma quête, que je sens bien très "enfermante".

Posté par Mouette, 17 juillet 2006 à 12:28

Merci pour ces lignes Mouette.
Et pour me rappeler que certaines peines sont plus douloureuses que d'autres.
Parfois ça remet les idées en place.
Aussi.

Posté par Yojik, 17 juillet 2006 à 12:35

Yojik, tu as donc une balance qui te permettrait de mesurer le chagrin ?
Moi je n'en connais pas.
A l'enterrement d'une feuille morte, d'un compagnon, d'une amie, d'un membre coupé, le douleur est la même.
Efface tes mots, tout du moins de ton coeur, s'il te plaît.
Maintenant, je ne raconte ici qu'une tranche de ma vie, qui m'a faite aussi telle que je suis. Je n'en éprouve ni haine, ni rancoeur, ni remords. Ni chagrin. Tout ce qui m'a construite aura été utile.
Peut-être est-ce grâce à cette expérience là que j'ai la chance d'entendre parfois les douleurs de ceux que j'aime, de m'émouvoir de musiques ou de pierres anciennes. Et c'est une grâce.

Posté par Mouette, 17 juillet 2006 à 12:50

"Je vais laisser les choses telles qu'elles sont ..."

"Quand j'étais petite, je pensais qu'un jour on s'approcherait de moi, très très doucement et comme en secret, parce que cela est toujours un moment grave, inquiétant même, lorsque cela m'arrive, j'imaginais qu'on se pencherait à mon cou pour m'expliquer. Qu'on me dirait de n'en parler à personne. J'imaginais quelque chose d'aussi incroyable que d'avoir une hostie collée sur la langue et de croire qu'un homme, couché sur ma langue, avait les bras en croix. La croyance peut être si extravagante. Je pensais que nous nous posions tous cette question.

J'ouvre et je referme la main. Je touche une jointure et je dis le mot dans ma tête. Il apparaît sur une nappe en papier. Dans une fenêtre. Plusieurs fenêtres différentes. Je vois le mot écrit dans une langue. Seulement dans une langue. Pourtant , je suis convaincue de la présence d'une autre langue vivante en moi. Dans mes rêves , je converse avec aisance dans cette langue. Du jour au lendemain, je crois que je pourrais me mettre à la parler, qu'elle n'est pas une langue morte.

Je vais laisser les choses telles qu'elles sont en vie. Mes yeux à la place des yeux. Ma bouche où sont les bouches. Et je vais laisser entendre. Laisser voir. Laisser taire. Dans la nuit, le silence. Chaque chose en équilibre. Ma respiration sur votre bras. L'air entre et sort. Suis-je là ? Suis-je bien là ?

Seule votre voix me garde vivante. Seule votre voix me regarde, en vie.

Attends."

Texte ( Extrait in Anthologie "Une collection de lumières" préparée par André Lamarre ) de Louise Warren, Terra Incognita,1991.

---------------------------------

Posté par Mth Peyrin, 17 juillet 2006 à 12:51

.. et elle seront ce qu'elles sont

Mth, les mots que tu nous/m'offres à lire ont souvent creusé leur chemin en moi.
Vos voix, je les entends, qu'elles s'expriment en mots ou en battement de balancier d'un funambule.
Vos voix, je les regarde, et elles sont le nuage impalpable qui me berce dans cette vie qui attend de se vivre demain.

Posté par Mouette, 17 juillet 2006 à 14:37

je crois que je savais ce que je découvrirai..sans pouvoir l'expliquer, sans être présomptueuse en comparant l'incomparable, mais tes mots sont, familiers..l'enfermement.

L'enfer me ment.

Posté par arcadia, 17 juillet 2006 à 15:07

Arcadia, je souris, bien sûr.
Si l'enfer me ment c'est qu'il n'existe que dans le désir de croire. S'il me ment, il n'est que mirage. Et, comme tel, disparaît si l'on s'en approche trop. Mais laisse des images fortes imprégnées dans l'iris.

Posté par Mouette, 17 juillet 2006 à 19:09

un peu comme arcadia, sur le coup...

comme si nos lectures de blog en blog finissaient toujours par nous ramener sur un terrain connu... et que nous nous arretions là où nous connaissons le paysage...

moi non plus, je n'aime plus les grilles, même si les miennes étaient différentes des tiennes.

je salue bien bas ton courage, d'avoir jeté ici ces mots. j'aurai à le faire, moi aussi. bientôt.
pourtant, ce ne sera pas la première fois, pour moi. malgré tout, je me demande si j'y parviendrai.
mon passé, je l'ai ingéré. il fait partie active de ma vie d'aujourd'hui. il m'a construite, aussi bien qu'il m'a détruite. la plupart des douleurs se sont taries.
reste celle de réveiller les fantômes. volontairement.

merci.

Posté par pati, 21 juillet 2006 à 03:39

Poster un commentaire







Rétroliens

URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=38574&pid=2289509

Liens vers des weblogs qui référencent ce message :