04 juillet 2006
Pause-météo
Vous vouliez que l'on parle de la pluie et du beau temps vous aussi ?
Chaleur moite. Chaleur lourde. Ça cogne, ça tape, ça plombe. Le soleil transperce, inonde, lancine. Et le vent, me direz-vous ? Le vent dessèche l'air de son souffle brûlant. La peau suinte des humeurs salées, la tête colle les épis électrisés. Voilà, vous savez tout. Ah si, les tomates rosissent mais les feuilles se flétrissent. J'ai failli oublier !
Vous savez tout. Tout ce que j'entends au détour des couloirs, au détour des mails. Oh, mais quel bonheur que ces conversations météorologiques, j'en raffole. C'est délicieux, absolument. Et puis on est sûr de ne pas se tromper, de ne contrarier personne ! Avec le chef, le boucher ou la ptite vieille, pas de problème, on se comprend quand on parle du temps.
Même s'il me manque les bulletins météo de la télé ; je n'ai que celui de 6h40 à France info, pendant que je me brosse les dents.
Et en ce moment je me brosse les dents à 6h50, alors je loupe le bulletin qui m'annoncerait tout plein de chaud. C'est sûr. Ici, c'est LE midi. LE qui cogne sur le coup de midi. LE qui donne envie de sieste à l'ombre d'un pin parasol.
Et pas de bosser ou d'écrire des trucs pensés. D'ailleurs je ne pense plus, je fonds. Les neurones deviennent sauce au diable, qui arrache tout esprit logique et plonge le cerveau dans une ébullition peu propice à la réflexion.
Bon, vous avez votre maillot ? J'irais bien au bord de l'eau. D'ailleurs j'y vais. Bientôt. Dans 4 jours. (c'est fou comme j'ai l'esprit au travail, là)...Pour le week-end.
Et s'il y pleut, là-bas, et bien... je me baignerai quand même. Je l'ai décidé, alors.
En combinaison de plongée.
Et après j'irai écouter la météo.
21 juin 2006
Or vert
Bon, l'instant est crucial. Il va falloir choisir. Pour l'avenir du jardin, pas de l'humanité. Il ne faut pas exagérer. Ce ne sont que quelques gouttes. D'eau. Pas de celles qui entraînent la sécheresse au Sahel. Ou en Bretagne.
Bien que... parfois, j'ai un doute. Souvent même. Par exemple quand je fais pipi et que je tire la chasse. Ben oui, pourquoi est ce que je ne penserais pas à l'humanité à ce moment là ? Vous souvenez vous d'un slogan californien, une année de sécheresse ? "When it's yellow, let it flow. When it's brown, put it down". Je traduis mon anglais approximatif ; "quand c'est jaune, laissez flotter. Quand c'est marron, envoyez par le fonds". Cinq litres d'eau potable (potable, oui, dans ma cuvette). De quoi désaltérer et même réhydrater. Mais ailleurs, bien loin. Et des gens, pas des fleurs. Alors ça me fait un peu drôle à ma conscience. Mais je me rassure, je sais bien que les canalisations ne peuvent pas aller si loin.
Même si... pour les pipe-lines d'or noir, je crois bien qu'elles traversent les océans, mais je vais faire comme si je n'y croyais pas. Pour ne pas avoir mal à la morale de l'humanité. Parce que ce n'est pas une note prise de tête, non. Un arrosage de conscience ? Mais non, vous savez tous tout cela. Même quand vous jouez au golf, sur le green. Vert anglais. Il paraît que ça détend la pelouse couleur tendre (non, pas douleur cendre). Pour sûr, ça doit détendre, et donc permettre à la conscience de faire entendre sa petite voix, arrosée chaque nuit. Pas à l'eau, elle, c'est certain, peut-être aux pensées d'un e-au delà ? Mais je reviens à ma question existentielle, je disais donc qu'il allait falloir choisir.
Mais... est-ce vraiment un instant crucial, l'avenir de mon jardin ? Ma goutte d'eau à moi va-t-elle vraiment être celle qui vide le vase ? Candide, viens donc à mon secours ! Allez, je me rassure, il le faut bien ; non, je ne peux pas être si responsable quand même. Ce ne sont que quelques litres. Bien moins que ceux qui emplissent les piscines au fond des jardins. Et même, cette eau là, elle doit bien s'évaporer, et donner de la pluie, non ? après tout, les usines sont bien plus grosses consommatrices et pollueuses d'eau, non ?
Quoique... s'il y a autant d'usines pour fabriquer autant de consommables-jetables, n'est ce pas parce qu'il y a des consommateurs frénétiques ? Je la fais bien se taire, ma conscience, quand j'ouvre mes placards... Remarquez, ne pas regarder la télé aussi, ça m'aide, parce que je crois bien que ça induit tout plein de désirs que l'on croit être des besoins, non ? Alors ça me rassure, je me dis que j'aurais pu "encore plus"...
Mais revenons à cet instant crucial, en image, c'est rafraîchissant.
Pas raisonnable, voilà ;
Enfin tout ça, ça ne me dit pas ce que je dois faire pour le jardin.
Quoique.... c'est joli le doré, non ?
Et ça rime avec été.
07 juin 2006
Devinette
Oscar Wilde écrivit ceci ;
Elle est le parfait modèle
Du plaisir parfait.
Elle est exquise
Et me laisse insatisfaite.
A vore avis, de quoi parlait-il ?
23 mai 2006
Rien ? Rien.
Nous pensions trouver le Parc où le concert avait lieu grâce à l'odeur coutumière des bicoques à sandwichs. Et des merguez qui grillent. Trois filles, l'estomac dans les talons, avançaient d'un pas décidé. Mais nous avons suivi les allées, reniflant avidement, sans la moindre trace de barbecue géant. Rien. L'odeur de l'herbe, des feuilles vertes.
Le monsieur de la sécu (mais non, pas de la caisse d'assurance maladie, le monsieur de la sécurité), donc, le monsieur baraqué à l'entrée nous a définitivement rassurées frustrées. Notre odorat ne nous trompait pas. Rien à manger ou boire dans le parc du Conseil Général. L'équipe de rugbymen du dernier concert avaient découragé les volontés de la ville de nourrir et d'abreuver la foule qui venait écouter Jamait et Da Silva.
Bon, il y eut quelques gargouillis d'estomacs, quelques crampes, mais la sono les a bien camouflés.
A la fin du concert, les trois filles ont compris que certaines petites villes ne connaissent pas du tout les lieux sympathiques pour les pots post-concerts. Rien. Le vide et noir.
Allez, on fonce à Mac Do. Si si. Le dernier bastion des frites chaudes.
Traverser les rues. Noires. "Toilettage pour chien" et "clinique vétérinaire" ont eu raison de nous. Un Hot-dog ! Nous aurions donné nos chemises pour un Hot-Dog ! Ou un shawarma. Avec des oignons (d'accord, je prends les tiens). Un maxi double-cheese alors ? Mac Do nous informa gentiment qu'il était minuit une. Trop tard.
L'épicerie de nuit ! Ahhhhh ! Mais oui, pour sûr ils auraient des chips, et des BN.
Et voilà comment trois filles ont vérouillé la voiture, ouvert les paquets pleins de croustilles, fait circuler la bouteille et enfin rempli leurs estomacs. A minuit trente, au bord d'une route déserte.
Vous savez quoi ? On a bien ri....
Et la prochaine fois, on amène le casse-croûte.
19 mai 2006
Surprise !!!!
Tout préparer sans rien laisser transparaître.
Bon, d'abord les couchages. Un couple, un enfant, et sa
meilleure amie. Ca fait 4. Plus les deux miens, et elle, bien sûr ! Et moi aussi, mais c'est presque accessoire, sauf pour la logistique. Total ; 8. Pas de souci.
Là, là et là. Tout le monde pourra dormir
Prévoir les sels pour la ranimer quand elle se sera sentie mal de la surprise.
Que voulez-vous...son père se marie samedi. Et elle,
qui vit avec lui ici, ne sait pas que lors du mariage... il y aura sa
maman, qui arrive de Normandie. Parce que le mariage de son père,
c'est une chose, mais, elle... elle a eu 18 ans le mois dernier... ça se fête aussi ! Alors cela conspire au téléphone, vous vous en doutez !
Donc, cette après-midi, elle sort
du lycée. Main dans la main avec ado à moi. Un an et demi qu'ils
s'aiment ces deux là. Ca m'émeut toujours, ces si belles histoires
d'amour. Donc ils rentrent en faisant un détour à la maison. Pour le
goûter ; les gâteaux et autres biscuits aux amandes. Elle est
gourmande, mais gourmande ! J'adore !
Et là... ding dong... sa maman, son beau-père, sa meilleure amie qui habite si loin....
Génial,
non ? Le soir, tout le monde fait un grand barbecue - un mieux organisé
que celui que j'ai fait dimanche... je n'avais plus de
charbon...ça a été un BBQpoêlé - .
Et le lendemain, c'est la
noce. J'adore aussi ! Ce n'est pas parce que j'ai divorcé deux fois que
je suis pas diablement romantique en fin de compte !
Je
crois que j'aime les familles recomposées. Le mélange, les racines, les
traditions, qui s'imbriquent, se multiplient, se détournent
; qui créent une nouvelle vie en mosaïque lumineuse.
09 mai 2006
Rassemblement à Toulouse
Elle était celle de trop. Qui me narguait. Stupide
objet qui se croyait donc plus habile que moi ? Un objet. Un truc indéfinissable, inutile, stupide. Non, je
devais lui donner une leçon. Lui prouver que l'humain a quelques facultés
supplémentaires, inconnues de lui, la persévérance et l'intelligence. Je décidais donc d'établir un plan
d'attaque précis. Que la leçon soit sans appel, et que l'Homme triomphe
de cet objet narquois qui ne valait pas la peine que je m'y énerve.
En
premier lieu j'ai chaussé mes lunettes. La trappe devait être
minuscule, pas plus grosse qu'un trou de souris. Sinon je l'aurais
aperçue avant. La piste à suivre était rigoureusement tracée.
La salle de bains. Voyons, à quatre pattes je serai plus à même de le voir. Pas un centimètre ne m'échappera.
Le
tas est donc déposé ici. J'ai passé la main, et, pour être sûre que
rien ne m'échappe, ai même fermé les yeux pour ne pas me faire prendre
au piège d'un trompe l'oeil.
Rien ici.
Sans me relever j'ai
poursuivi la quête. J'ai poussé violemment la porte des toilettes,
créant un effet de surprise qui me les aurait fait prendre sur le fait,
si... Rien. Le silence. Seules quelques poussières restaient
accrochées. J'ai quand même passé la paume sur tous les recoins,
appuyant fermement là où la tapisserie semblait abîmée. Aucune trappe.
Il
ne restait plus que 50 centimètres à explorer. L'inquiétude me
rongeait. Et si... ? Non, garde la tête froide, ce n'est qu'un objet.
Et toi, un humain réfléchi. Doué d'intelligence qui te fait comprendre.
Donc tu vas comprendre. N'en doute pas.
J'ai franchi la porte du
placard où la machine trônait. Retenant mon souffle; tatônnant avant
d'allumer l'ampoule. Rien. J'ai poussé un cri de rage. 100 watt plus
tard le doute m'avait envahi. Ai arc-bouté mon dos et tiré la machine.
Rien, rien, rien. Sauf de la crasse résiduelle collante. Je m'en
moquais bien. Aucune empreinte dessus.
Je me suis assise là. Ai
saisi la panière. Dix-sept. Elles étaient 17 à avoir disparu. Moi,
l'Humain cartésien, j'avouais ma défaite. Dans l'espace de deux mètres
séparant la salle de bains de la machine à laver, 17 chaussettes
s'étaient égarées, avaient disparu en l'espace d'une année.
17.
Quelqu'un connaît l'adresse du cimetière des chaussettes orphelines ?
Mandraxx,
toi avec qui j'ai éclaté de rire en regardant tes chaussettes
orphelines, aussi nombreuses que les miennes, que penses-tu de ma
proposition ? Chaussettes de la ville rose, je vous invite à un grand
rassemblement, place du Capitole, à Toulouse, dimanche prochain.
Peut-être. Peut-être déchiffrerons-nous un jour le mystères des chaussettes perdues.
PS ; je suis pour deux jours à Paris, en réunion. Que les chaussettes orphelines de la Capitale ne cherchent pas à venir faire le siège de mon hôtel, je les en supplie. Si le rassemblement toulousain est fructueux, je promets de passer le relais aux bloggueurs parisien....
Je ne répondrais pas à vos commentaires (si si, j'en suis sûre, Ego, ils seront nombreux... mais je les lirai avec joie à mon retour). Et demain, dés l'aube, à l'heure où blanchit la campagne... non, j'arrête, demain, 8 heures, une autre note, pour les quelques accros qui se délassent au boulot en venant me lire, entres autres !!! Fliqués, vous êtes fliqués !!!
23 avril 2006
Madame Toscane
Madame,
ces quelques mots pour vous dire merci. De m'avoir ouvert votre cœur et votre
maison, de m'avoir enveloppée dans votre doux regard. Vous êtes peut-être la
grand-mère que je n'ai jamais eue. Celle dans les bras de laquelle il fait bon
se réfugier quand la vie vous rend las.
Quand je vous ai vue, la première fois... que vous étiez belle, dans votre
châle à la couleur de coque de jeune amande. Si duveteux et argenté, du reflet
de vos oliviers. J'ai inspiré bien fort votre parfum poudré et mes pas se sont
approchés sans bruit vers vos collines rondes. Vous êtes une grand-mère
moelleuse, Madame, et j'aurais volontiers dormi dans vos champs, à l'ombre de
vos pins parasols. J'ai suivi du regard vos rides, que les cyprès traçaient en
sourires. Les ceps de vignes tentaient de vous rendre un peu sévère, mais il
est impossible de s'y tromper, vous êtes un sourire tout entier.
Comme ils m'ont fait rire, vos arbres, madame !
Quand vos maisons -aux murs de ce jaune aussi chaud qu'un rayon de soleil au
levant- tentent de se fondre à la terre dont elles sont issues, de vos cyprès
dressés, elles ne peuvent plus espérer se camoufler. Des enfants qui joueraient
à cache-cache, et dont on perçoit l'ombre de si loin. J'ai parfois pensé à
Charlie Chaplin, d'ailleurs. Oui, Charlot, vous savez, celui au chapeau melon
de guingois, et au parapluie dansant. Monsieur pin parasol qui abrite à-demi le
parapluie virevoltant. Il y en a de toutes sortes, de vos cyprès ! Les jeunes,
qui s'élancent, aux corps dégingandé. Les gros joufflus, et ceux à la bedaine
relâchée. Et les jeunes punks, qui ébouriffent leurs branches au gré du vent !
Ah, oui, je me suis parfois crue dans une cour d'école, quand ils gardaient
fièrement le rang. Arbres bien dressés, petits soldats des allées, qui n'attendent
aucun autre combat que celui du vent à détourner. Ils montent la garde, près
des torrelinne. D'ailleurs il y a un peu partout des tours qui sont
posées par ci, par là ! Des petites, crénelées ou pas, grises ou blanches. Des
grandes, aux rayures de marbres vert et blanc. Cela me changeait des clochers
pointus de nos campagnes à nous !
Et quand je buvais un caffè jamais je n'ai eu trop d'amertume en bouche
; juste un parfum puissant et savoureux.
Alors, madame, je suis un peu triste ce soir de vous avoir quittée. Je
reviendrai. Je le sais. Mais je voulais vous dire grazié, ce si joli mot
qui est un sourire à lui tout seul.
Merci, madame, de votre accueil.
Je pars rejoindre les dunes de la côte d'Argent, retrouver l'Océan qui gronde et
laisse un goût salé sur la peau.
Un autre monde...
Mais je vous écrirai d'autres lettres madame, dès mon retour, vous parler de ces glaces "à l'italienne" que je vais savourer au bord de l'eau ... et qui n'auront pas le goût exquis de vos gelatti....
14 avril 2006
Vous venez donc de là ?
Vous êtes là. Guidés par Google, des diablotins, une image de grenouille drôle, ou le blog d'une pute soumise. Vous pensez y croiser des îlots de glaçons, vous en êtes sûrs ? le gentleman qui porterait donc un masque chinois sur sa bouche vous apprendrait la rirologie ? Mais les photos de pullution attendues, ne vous conduisent qu'à la plus jolie bouche, en italie du nord, au temps enfui. Le fromage foujou est-il celui qui vous cerne les yeux qui font peur ? Méfiez vous du rhume d'estomac, et de la bouche cousue, corrolaire de l'exéma sur la main, ce qui ne vous empêche pas de finir un clou dans le pied d'ailleurs, mais aussi fatigué du cerveau. Mais vos addictions au blog naturiste vous conduisent au blog nudiste, je le vois bien, peut-être à la recherche d'énormes seins siliconé de ouf ? Et même la mouette+toulouse et le samu sentimental ne pourront, au prix d'un motus lune vous donner des boutons blancs sur la bouche. Mais attention à l'indigestion d'oeufs de mouette en chocolat... Le fétichisme vous guette, du calligramme au vertige. Simple écolière punie qui cherche le mot stridulence ? Screu gneu gneu, les rimes en ette valent bien que le temps suspende son vol....Mais quand vous cherchez comment trouver le sommeil, nue dans les vignes, et bien je crois que Google a du vous envoyer au mauvais endroit...
Je
vous regarde. Ouvrir la porte de ce blog, avec des clés parfois si
étranges. Quelquefois, je n'ai que le temps de sentir le souffle
de la porte qui se referme. Puis, à d'autres moments, je vous vois
feuilleter les pages, prenant toutes vos aises, y revenant.
Silencieusement. Je vous en remercie.
Alors aujourd'hui je vous dis "à dans deux semaines".
Je ne reviendrai que lorsque le mois de mai aura ouvert sa porte, doucement. Aussi doucement que vous même poussez celle qui vous a amenés ici.
Prenez vos aises, mettez les pieds sur la table, vos mots au creux des miens, je vous ai fait une petite place....
06 avril 2006
Puzzle de noeuds
Ainsi donc, vous pensez, mon ami, que c'est pure
coquetterie de ma part ? Que de revendiquer l'adjectif "complexe"
et non
"compliqué". Pssst, encore un défi, mais dont je laisse soin aux
dictionnaires précieux de confirmer la différence notable.
Être compliqué ... n'étant pas un dictionnaire, je vous donne donc
une image en échange.... c'est ressembler à un puzzle formant un
tableau monochrome.
De nombreuses pièces sont là, et seule la patience vous permettra de
les recomposer en tableau. Même monochrome.... chacune des pièces a une
place, et une seule. Elle
participe à un assemblage à reconstituer patiemment, au cours duquel ce
n'est pas tant l'esprit qui est sollicité que l'intuition de la forme à
l'envers..
En
réalité, connaissant votre esprit aiguisé, je vous joins malgré tout la
définition livresque ! "Composé d'éléments qui entretiennent des rapports nombreux, diversifiés et difficile à saisir"
Être complexe,
c'est être comme ce même puzzle monochrome, mais qui soudainement doit
se reconstituer en trois dimensions. Puzzle en relief. ...moi qui suis inapte à puzzler autrement que 150 pièces au dessin bien marqué, cela me fait rire ! Je sens que vous attendez la définition exacte ! La voilà, Saint-Thomas ... "Composé d'éléments qui entretiennent des
rapports nombreux,
diversifiés, difficiles à saisir par l'esprit, et présentant souvent
des
aspects différents."
Je me demande si,
au cours du développement de mon cerveau, je n'ai pas subi un
enchevêtrement qui aurait fait un gloubiboulga de noeuds...
Et deux courtes citations pour finir en relevant un peu le débat, qu'en pensez-vous ?
Voici
P. Valéry ;
"Même le mensonge le plus compliqué est plus simple
que le vrai. La parole ne peut prétendre à développer tout le complexe
de l'individu".
Quant à G. Sand elle écrivit ;
"Le vrai est trop simple, il faut y arriver par le compliqué".
J'aime ! Tout simplement ! Vous voyez bien, je ne suis ni compliquée ni complexe, en réalité !
05 avril 2006
Bonsoir !
Bonsoir aux courageux. Bonsoir aux fuyeurs de la télé. Bonsoir au soir
qui vient de tomber. A la nuit qui arrive, aux étoiles jolies. Bonsoir
à vous. Qui avez essaimé vos mots sur mon absence, ici.
Trois
jours parsemés de discours et de foie gras. De Floc de Gascogne et de
cheminée où brûle le chêne. Trois jours de chiffres et de rencontres
passionnantes.
Un petit plaisir qui ne coûte rien ; constater que
leur site internet a drainé moins de visites que le mien... hi hi hi,
Ego est devenu tout étrangement guilleret !
Non, Ego, tu te tais, nous ne sommes pas dans une note du corps !
A ce sujet, Pati m'a envoyé un mail et un lien vers un livre qui lui a fait penser à moi... J'adore !
Mais oui, Ego, toi aussi tu adores, mais tu te tais quand même !
Je
vous en ai copié l'essentiel. Si ça se trouve notre célèbre Marie.Pool
l'a déjà lu... à moins que quelqu'un d'autre ne soit atteint de M.
Poolite, comme l'a si joliment inventé Yojik... Bref, voilà l'extrait !
"Happy hand" de Guillaume Laurant
Editeur : seuil
Les deux héros de cette histoire sont Naoufel, dit 'Nafnaf ', et sa main
droite. Au début, ils sont ensemble, jusqu'à ce qu'une scie circulaire les
sépare. Le naïf Nafnaf croit tout ce que sa cousine Shéhérazade lui raconte. Il
admet par exemple que les avions à réaction n'ont pas le droit de franchir le
mur du son parce que c'est un mur mitoyen avec l'Allemagne. Et quand son cousin
Abderraouf exige de lui qu'il mette sur pied une 'tournante' avant de
l'introniser dans sa bande, Nafnaf organise sans sourciller un tournoi de
ping-pong. Tout lui tombe des mains et même la main lui tombe du bras. De
revers en désastres, son avenir semble aussi prometteur que celui d'un poulet
mort propulsé dans le réacteur d'un Boeing. De son côté, la main 'se réveille'.
Enfermée dans un sac en plastique à l'intérieur d'un frigo, elle parvient à
s'échapper. Commencent alors ses innombrables aventures, à la recherche éperdue
de Naoufel. Nafnaf est à deux doigts de renoncer à la vie, lorsque le destin le
prend en main pour le conduire là où tout commence.
J'ai peur, en lisant ce livre de me penser rétro-activement
plagiaire... J'hésite... amis-critiques, j'attends vos conseils en la
matière. Que Nafnaf et Naoufel me pardonnent de les nommer "La droite"
et "La gauche"....


