21 juillet 2006

Masque

Rien n'a changé. Rien. Il n'est pas le premier.Juillet 2005 Il y eut Naja, mon ami de correspondances, qui écrivit, il y a un an..."J'ai lu. Consterné. Si cela vous aide à vivre de faire flamber vos douleurs aux vents publics, alors bon ; c'est vous et chacun fait ce qu'il veut/peut de soi." Octobre 2005Il y eut ces mots que j'écrivis, après, le temps de moins souffrir(...) il ne voyait donc pas ? Non, bien sûr, il ne pouvait pas voir. Elle le savait bien. Que les mots étaient pour lui du superflu. Il ne voyait pas... [Lire la suite]
Posté par Mouette rieuse à 23:13 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

18 juillet 2006

Hot-line

Je voulais lui écrire une jolie lettre, accompagnée d'un plan plus complet que celui de Mappy ou Via Michelin. Pour trouver mon île.Je voulais lui écrire les poésies en silences, les mots tendres et sensuels. Et les mots crus. Et les musiques qui égrennent la peau comme tapis de grains de riz.Et cueillir la folle avoine et le coquelicot fragile pour lui en faire un  beau bouquet. Je voulais fermer les yeux et lui parler de la première étoile dans le ciel, que je vois, qu'il voit.Je voulais l'emmener en voyage. Et dormir avec lui,... [Lire la suite]
Posté par Mouette rieuse à 12:33 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
11 juillet 2006

Ecoute les traces

Il n'est pas resté seul. Elle n'est pas partie loin de lui.Viens, écoute. Écoute bien, au creux de ta poitrine. Il y a ton coeur dilaté de sa vie qui palpite, mêlée à la tienne. Et la note de musique qui tangue et chavire, de vos absences composées.Laisse ta peau se souvenir. Plonge en toi, dans cette empreinte aux contours des encres tatouées de sa langue. Le bambou dans la nuit, l'entends-tu qui bruisse ? Pose le souvenir de ta main au creux de son ventre qui ondulait.Écoute encore.L'odeur salée de vos mains nues se mêlant de vos... [Lire la suite]
Posté par Mouette rieuse à 12:00 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
07 juillet 2006

M. Honoré

Bien cher Honoré,je suis fort surprise de découvrir que vous preniez encore la peine de demander à votre secrétaire de s'assurer que vous ne serez dérangé par personne. Vous me l'aviez raconté, un soir de bon restaurant, et de jazz peut-être ? ce moment de "récréation" que vous vous octroyiez parfois pour vous changer de la pression de votre activité. Pour venir un instant lire mon blog. Qui devrait être classé dans la catégorie "dérivatif" et non "inclassable", ne croyez-vous pas ? (et je n'attends pas... [Lire la suite]
Posté par Mouette rieuse à 08:00 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
03 juillet 2006

Par les chemins de la vie

Par les chemins du monde il avait croisé la mort. Celle qui semble injuste à qui ne sait pas que la mort ne connaît pas les lois. Celle des enfants que l'on dit innocents.Celle qui semble absurde, et qui l'est. Celle de la guerre. Celle qui terrifie parce qu'elle est si proche qu'elle paraît être l'ombre de la sienne. Celle de ceux que l'on aime, que l'on touche, que l'on a apprivoisés. Et qui quittent un monde qui est aussi le nôtre. Il allait donc par les chemins inconnus, maintenant qu'il savait que sa mort était proche. Presque... [Lire la suite]
Posté par Mouette rieuse à 12:26 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
30 juin 2006

Guidage régional

Je me sens admirable. Si, vous avez bien lu (Ego, va te coucher). Et que personne ne glisse sa tête sous mon bureau pour voir l'état de mes chevilles (mais non, Chevilles, je ne parle pas de vous pour de vrai). Je sais, elles sont éléphantesques. Normal pour un oiseau voyageur. Enfin, qui fait voyager. Dans sa ville -Ô Toulouse, et pour l'accent, normalement, on rajoute, "con". Ô Toulouse, con !- et dans sa région -y'a MIDI dedans, soyez jaloux, j'aime-. Bref je fais voyager mon bretonnant ami. Et, si je suis admirable... [Lire la suite]
Posté par Mouette rieuse à 08:00 - - Commentaires [5] - Permalien [#]

28 juin 2006

Lettre éperdue

Je t'avais écrit des lignes bleues. Détrempées de l'encre de ce ciel où ma plume cherchait les pigments.Puis j'ai brûlé la lettre, en flammèches orangées. J'ai perdu mes mots qui s'abandonnaient vers toi. Tu ne me sais plus, si aveuglé par tes certitudes à mon égard. Tu n'aurais pas su lire, et mon sang aurait cogné dans mes veines à attendre ta réponse assourdissante. De silences. J'avais tracé des lignes d'horizon. En lignes hachées de coraux affleurant du lagon.Et j'y ai plongé la feuille. Qui te disait de me surprendre, juste... [Lire la suite]
Posté par Mouette rieuse à 08:00 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
27 juin 2006

Bizarrerie

J'ai de la visite depuis samedi. Pour la semaine (ceci explique mes passages réduits au minimum sur le blog!). La visite de M. Feu. Alors je vais quand même vous parler un peu de lui, parce que je suis en vacances grâce à lui, et que cela me rend d'humeur gaie. M. Feu est un type bizarre. Il se croit humain, alors qu'en réalité il est breton. Mais il ne faut pas le lui dire, il pense que l'humanité est la même partout. Il sait bien qu'il a les yeux comme l'océan de là-bas, et même ses pupilles sont des rochers bruns. Bon, pour les... [Lire la suite]
Posté par Mouette rieuse à 08:00 - - Commentaires [20] - Permalien [#]
11 juin 2006

Ininterrompue, à jamais

Je t'offre mon coeur, aux réseaux veinés. Pour toi, sa vie fragile, en battements imperceptibles.Je t'offre mon coeur, aux flèches poudrées. Pour toi, son or, en parfum voluptueux.Je t'offre mon coeur, en éclats brisés. Pour toi, sa transparence, aux éclats coupants. Je t'offre mon coeur, en couronne étoilée. Pour toi, sa singularité,en diadème rosé. Et quand tu auras fait sourdre la vie en palpitements, quand tu auras poudré d'or nos rêves, et rayé ma vie de ta voix, quand tu auras éclairé nos... [Lire la suite]
Posté par Mouette rieuse à 09:00 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
10 juin 2006

A tout vent

J'ai le blues de votre voix méconnue. Et je me cogne à la vie, de ne pas ouvrir les yeux pour vous voir. J'ai peur du noir, ne le savez-vous pas ? Je ne crains de mourir que de ne pas vous avoir aimé. Que vous ne m'aimiez pas. Le jazz se tait. Il est assourdissant, ce silence que vous me renvoyez. Je suis coeur étoilé, si fragile de se dessécher. Je suis herbe froissée par les pieds des vers solitaires. Même Beaudelaire ne peut faire naître ces fleurs étranges, écloses sur des étagères. Et Apollinaire n'est plus. Qui... [Lire la suite]
Posté par Mouette rieuse à 10:00 - - Commentaires [7] - Permalien [#]