19 juillet 2006
Las arondas
Dédiée à un ami, qui est fasciné par les hirondelles (...)
non non et non, moi je suis une mouette, pour ceux qui se posent des questions, n'est-ce-pas M. Rebert ? Je devance ainsi votre commentaire du style "qui c'est celui là encore ? " Autre chose, vous avez vu, combien oh facilement vous avez compris que las arondas ça voulait dire les hirondelles ?
(...) cette courte poésie traduite de l'occitan (par son auteur).
Ah ! il y en a qui se sont réveillés au fond... "elle a des lectures bizarres, la mouette", j'ai entendu ! En réalité j'ai un ami (bizarre, je suis bien d'accord), qui adore fouiller dans les vieux livres. Et quand il pense vieillerie il a toujours une pensée pour moi.(...) Attendez, là, je viens d'avoir une révélation. (...) P'tain, il va se le recevoir dans la figure, son livre, ça ne va pas tarder.
Mais non, Mandraxx, toi c'est pas pareil ; tu m'as offert du théâtre de La Fontaine relié de cuir craquelé par le temps, tout emballé joliment, avec la plus adorable des dédicaces ! L'autre là, c'est un rustre qui me le prête juste, son bouquin !
Bref, revenons-en à la dédicace ; je pensais donc que son crayon (...)
à l'ami, pas au poète, le crayon. Et pas de commentaire oiseux du style "c'est un stylo, pas un crayon, qu'il a dans la main". Je le sais, c'est moi qui l'ais prise, la photo. C'est pour faire joli que je dis crayon, parce que on ne "croque" pas au stylo, m'enfin, quoi. Vous êtes dans une note poé-ti-que. Voilà. Donc on fait comme si tout était vrai.
(...) qui tente toujours de les croquer (...)
mais non, pas les crayons, faites un effort, je parle des hirondelles.
Quoi ? Vous êtes fou ou quoi ? pas pour les manger vivantes ! Les croquer = les dessiner
(...) n'était inspiré que leur vol si enjoué.
le vol des hirondelles, pas des crayons, bien sûr. Mais je sens maintenant que vous me suivez parfaitement. Puisque j'ai mis en gras et gros le texte à suivre d'un seul trait. Pour les cancres du fond, là bas.
Je sais maintenant
ben oui, je sais depuis que je l'ai lue, la poésie. Avant je le trouvais juste romantique avec les oiseaux, l'ami.
qu'il porte en lui le secret des hirondelles, tout simplement.
Et voilà, j'ai dévoilé une part cachée de toi. Tu es piégé, ami, tout le monde (...)
( enfin...qui me lit, ça fait... pffff...presque un peu de monde... mais je ne suis pas là pour parler de mes statistiques, hein !)
(...) donc, tout le monde va désormais connaître ton secret.
Tu disais ? Pour que j'efface la note ? Combien ? Non, non, ce n'est pas assez.... hé hé....
Le secret des hirondelles
Seules dans la clarté du ciel. Noyées dans sa joie.
Et bâtisseuses, sous les tuiles, de leur nids.
Avec, toujours, au fond de la tête, cet espace sans fin du grand voyage, au-dessus de la mer.
Vers le désert, vers les blanches maisons éblouissantes, vers les palmes, vers l'eau tranquille de l'oued.
Ce choix entre deux mondes si différents.
Dont l'un est toujours le paradis de l'autre.
Et ainsi de suite.
Jusqu'à l'absence.
"BESTIARI" (Bestiaire) de Max Rouquette
Sophie Lambert, ma peintresse québécoise vient de m'envoyer par mail ses hirondelles à elle ! 
Et, pour le plaisir, parce qu'elle m'enchante.....
Le dire de l'araignée
Je ne suis rien, je ne suis rien.
Rien qu'un défaut dans la lumière,
rien qu'un petit flocon de laine,
flocon de fils dans la lumière.
Je ne suis pas grand-chose.
De salive je fais des constellations,
nébuleuses au fond de la lumière.
Sombre dans la lumière où tout est clarté
et tout est lumière autour de moi.
25 mai 2006
L'amant
Tu es... l'amant... parfait.
Que je déshabille à l'envers. Tu es métamorphose, anamorphose.
Tu es... l'amant... exquis.
Qui se plie et m'enroule, m'enchaîne et me délie. Me pénètre, me caresse, absent de ma raison.
Tu es... l'amant... aimé.
Qui enflamme mes sens les plus cachés. Jardinier aux doigts ailés. Aimant magnétique.
Tu es... l'amant... expert.
Qui m'invente un monde inconnu, familier et fascinant.
Tu es... l'amant... présent.
Qui se délie sous mes doigts au moindre soupir.
Tu es... lettre.
De A à Z.
"On ne guette pas les lettres
Ainsi – mais la lettre.
Un lambeau de chiffon
Autour d’un ruban
De colle. Dedans – un mot.
Et le bonheur. – C’est tout"
(Marina Tsvetaïeva)
24 mai 2006
( fine indocile )
( Tu l'as ouverte, à ton aise,
Souffrant que je me taise.
Elle est ronde
et féconde.
Toute fluette
et muette.
Elle a créé un vol d'air,
a sucré tout mon amer.
Elle est fine
et indocile.
L'imbécile
servile.
J'attends ! que le malaise
enfin ! ferme la parenthèse. )
06 mai 2006
Des dits, je te dédie
Dire. C’est bien cela que tu veux ?
Que je dise et que tu m’écoutes ?
Que je dise et que tu me lises ?
Je disais des mots roses, et tu as oublié les épines qui les menaient à toi.
Je disais des mots noirs, et tu ne voyais pas que mes yeux étaient clos.
Alors je t’ai dit des mots blancs. Eclatants de leur éclat tranchant. Et tu as regardé ma bouche comme si elle pouvait blanchir mon âme et scier les barreaux de ma morale.
Je te dirai les mots arc-en-ciel, et tu ne sauras plus qui de la pluie ou du soleil brille.
Je ne te dirai plus des mots gris et tu sauras que je suis partie avec les nuages.
Dire, ni à l’indicatif, ni à l’impératif. Je laisserai le participe présent disposer de son temps. Et le subjonctif jouer avec les contes d’enfants.
Je conjuguerai mes silences au temps présent.
C’est bien cela que tu ne voulais pas ?
04 avril 2006
A-faux-rismes
Je sais, en réalité je ne suis pas là, ne serai de retour que dans deux jours... mais, pour ceux qui viennent ici, malgré mon absence, et qui se sont aperçus que la porte était ouverte... à compléter à leur goût, quelques aphorismes à détourner.
Marche ou crêve.
Marche ou rêve.
Enfer et damnation.
Enfer et dame nation.
On fait son lit comme on se couche.
On défait son lit comme on s'y couche.
Aux armes, citoyens.
Aux larmes, citoyens.
L'enfer, c'est les autres.
L'envers, c'est le décor.
Qui a bu boira.
Qui abuse boîtera.
Tout ce qui brille n'est pas or.
Tout ce qui vrille n'est pas droit.
Qui trop embrasse mal étreint.
Qui trop embrase mal éteint.
Le coeur a ses raisons que la raison ne connaît point.
La rancoeur a ses raisons que la raison ne connaît point.
Pierre qui roule n'amasse pas mousse.
Pierre qui coule amarre roulis.
Il est bon de parler et meilleur de se taire.
Il fait son de parler, et soupir de se taire.
15 février 2006
Azertyuiop
Avec un
Zeste
Evanescent, en
Reliquat des
Tumultes anciens.
Yeux clos, les mots
Universels se sont
Invités, et ont reçu en
Offrande le
Partage.
Quel
Succès
De
Fraternité,
Garante de vagabonde
Humeur !
Jazz et bon
Karma
Louvoient en
Mots de poémie.
White-spirit décapant, ou
Xéres envoûtant,
Causeuses du
Verbe libéré, dans sa
Beauté mise à
Nu.
Il est un blog où je me sens bien.
Il est là, avec ses brassées de mots glanés, en moissons.
Il est là, avec ses grappes de poésie amie, en vendanges poétiques.
02 février 2006
Joie
Agrément d’instants présents
aise qui jamais ne pèse
allégresse en liesse
amusement pétillant
ardeur de rire
avantage à la vie
béatitude sans habitude
bien-être où l’on se sent être
bienfait de la bouillotte
bonheur en petites joies
consolation en sourires émus
contentement si simplement
délice de sourire
douceur d’amitié
enchantement en éclats
enjouement du temps
enthousiasme pour un rien
entrain de sauter dans le train
épanouissement en pétales de sourires
euphorie sans ivresse
exaltation en exhalaison
extase chutttt
exultation sautillante
félicité de l’instant
fierté de vivre
folichonnerie gamine
gaieté subtile
griserie légère
hilarité tonitruante
ivresse des instants
jouissance d’aimer ainsi
jubilation de son sourire enfantin
liesse de le savoir là
plaisir de partager
ravissement éphémère
rayonnement en paillettes dorées
régal des sens
réjouissance de découvrir
rigolade entre copains-copines
rire aux éclats
satisfaction sans demi-mesure
sourire pur
transport dans le présent intense
volupté d’aimer cette joie là….
Cela se nomme parfois "méthode Coué", auto-suggestion, empathie à son égard, pieux mensonge, blush pour pensées ternes, maquillage, ravalement de façade. Cela se nomme comme cela veut. Un jour... cela sera.
26 janvier 2006
Mouette, vous avez dit mouette ?
海鸥 est si heureuse de se présenter à vous, de
ce pays lointain qu'est la Chine. Elle est très honorée de vous faire
partager l'écriture exquise de son nom d'oiseau.
Gull,
là où les green sont toujours verts et les chapeaux melons encore présents.
Möwe, pour survoler la Montagne Noire et dévorer un apfelstrudel...
Gaviota
, qui rimerait avec paëlla, et je joue des castagnettes avec mon bec ! Olé !
Gabbiano
ou gabbiana, suivant que vous êtes un vrai de vrai Italien ou un traducteur approximatif !
Meeuw... je ne rêve pas, je me sens vache en néerlandais !
05 janvier 2006
Aller
Nouveau mot à décorer.
Mélodies à peindre.
Caresses à déplumer.
Aller
des doigts en liesse, jouer de la pulpe sur le clavier.
Laisser la joie
se diluer, les chagrins se déliter.
Doigts guidés des pensées, livres
éparpillés en caractères volages.
Aller des humeurs dévorées mélodir un souper aux chandelles.
Courir dans les vents, crever la vague brûlante.
J'accouche de moi, ai fermé l'utérus au cuir craquelé.
Je fuis l'ancêtre empêtrée, naîs au nuage imprévu.
Je me dépouille, me mue. La peau arrachée, à l'envers de la raison si raisonnable.
Nouveau mot à modeler, musique à dissoudre, amour à plumer.
Douceurs en douleurs exquises de naître, en innocence écorchée.
02 janvier 2006
Paté friable


Ah non, tu ne t'en tireras pas comme ça !
Hop ! Regarde ! Du sable, rien que du sable maintenant.
Mais...... non, ne recommence pas, je ne te laisserai pas faire.
Paf, écrabouillé, ton paté.
Je recommencerai. Je suis tenace.
Moi aussi, et même... têtue.
Je reprends. Je le tasse dans le seau. Et voilà!
Tant pis, tu l'auras voulu, je l'aplatis. Laisse mes mots couler dans mes doigts. Regarde, c'est si doux, ce filet doré de mots.
Si insaisissable aussi. Je préfère jouer avec tes silences.
Non, je ne veux pas ! Je les réduirai en grains. Mes silences sont là pour se taire.
Et moi pour les entendre. J'aime bien jouer avec toi. Je suis sur la même plage que toi.
Je ne veux pas jouer à cela. Je veux parler d'autre chose. Pas de ce que je fuis.
Même les enfants les plus terribles finissent par jouer ensemble.
(...)
Regarde ce que je fais de ton (...), une belle tour, ronde et lisse. Ephémère, n'ai pas peur ! Pas comme tes murailles...
On peut parler d'autre chose ?
Des douves et du pont-levis rouillé ?
Oh ! Je crois que je vais me mettre en colère.
Tu es en colère de tes silences.

