09 mai 2006
Rassemblement à Toulouse
Elle était celle de trop. Qui me narguait. Stupide
objet qui se croyait donc plus habile que moi ? Un objet. Un truc indéfinissable, inutile, stupide. Non, je
devais lui donner une leçon. Lui prouver que l'humain a quelques facultés
supplémentaires, inconnues de lui, la persévérance et l'intelligence. Je décidais donc d'établir un plan
d'attaque précis. Que la leçon soit sans appel, et que l'Homme triomphe
de cet objet narquois qui ne valait pas la peine que je m'y énerve.
En
premier lieu j'ai chaussé mes lunettes. La trappe devait être
minuscule, pas plus grosse qu'un trou de souris. Sinon je l'aurais
aperçue avant. La piste à suivre était rigoureusement tracée.
La salle de bains. Voyons, à quatre pattes je serai plus à même de le voir. Pas un centimètre ne m'échappera.
Le
tas est donc déposé ici. J'ai passé la main, et, pour être sûre que
rien ne m'échappe, ai même fermé les yeux pour ne pas me faire prendre
au piège d'un trompe l'oeil.
Rien ici.
Sans me relever j'ai
poursuivi la quête. J'ai poussé violemment la porte des toilettes,
créant un effet de surprise qui me les aurait fait prendre sur le fait,
si... Rien. Le silence. Seules quelques poussières restaient
accrochées. J'ai quand même passé la paume sur tous les recoins,
appuyant fermement là où la tapisserie semblait abîmée. Aucune trappe.
Il
ne restait plus que 50 centimètres à explorer. L'inquiétude me
rongeait. Et si... ? Non, garde la tête froide, ce n'est qu'un objet.
Et toi, un humain réfléchi. Doué d'intelligence qui te fait comprendre.
Donc tu vas comprendre. N'en doute pas.
J'ai franchi la porte du
placard où la machine trônait. Retenant mon souffle; tatônnant avant
d'allumer l'ampoule. Rien. J'ai poussé un cri de rage. 100 watt plus
tard le doute m'avait envahi. Ai arc-bouté mon dos et tiré la machine.
Rien, rien, rien. Sauf de la crasse résiduelle collante. Je m'en
moquais bien. Aucune empreinte dessus.
Je me suis assise là. Ai
saisi la panière. Dix-sept. Elles étaient 17 à avoir disparu. Moi,
l'Humain cartésien, j'avouais ma défaite. Dans l'espace de deux mètres
séparant la salle de bains de la machine à laver, 17 chaussettes
s'étaient égarées, avaient disparu en l'espace d'une année.
17.
Quelqu'un connaît l'adresse du cimetière des chaussettes orphelines ?
Mandraxx,
toi avec qui j'ai éclaté de rire en regardant tes chaussettes
orphelines, aussi nombreuses que les miennes, que penses-tu de ma
proposition ? Chaussettes de la ville rose, je vous invite à un grand
rassemblement, place du Capitole, à Toulouse, dimanche prochain.
Peut-être. Peut-être déchiffrerons-nous un jour le mystères des chaussettes perdues.
PS ; je suis pour deux jours à Paris, en réunion. Que les chaussettes orphelines de la Capitale ne cherchent pas à venir faire le siège de mon hôtel, je les en supplie. Si le rassemblement toulousain est fructueux, je promets de passer le relais aux bloggueurs parisien....
Je ne répondrais pas à vos commentaires (si si, j'en suis sûre, Ego, ils seront nombreux... mais je les lirai avec joie à mon retour). Et demain, dés l'aube, à l'heure où blanchit la campagne... non, j'arrête, demain, 8 heures, une autre note, pour les quelques accros qui se délassent au boulot en venant me lire, entres autres !!! Fliqués, vous êtes fliqués !!!
Commentaires
Des histoires de couples qui se séparent, avoir un partenaire identique à soi ça doit finir par être lassant .
Il y a pourtant une explication très simple : c'est simplement la machine à laver qui les avale Mouette.
Ahhhhhhhhhhhh!!! Rassure-toi tu n'es pas la seule!!!! Le mystère des chaussettes disparues sévit aussi dans le bordelais! Et d'après mes informations dans beaucoup d'autres maisons ;)
Pas de chausssettes orphelines parisiennes pour compléter ma collection toulousaine... Cruelle déception !
orphelinarité chaussétiaire
Désolé mais il faut savoir qu'il n'existe pas de cimetière pour les chaussettes orphelines. Par contre il existe un bureau d'investigation chaussétiaire issu d'une recherche cranienne sur ce thème. pour en savoir plus : consulter le blog cuisinothérapie
Chaussétiairement à toi GUB
Bonjour Gub et merci pour le tuyeau... Effectivement, sur ton blog, tu as développé une longue (très très longue) thèse fort argumentée sur la résolution des affaires de disparition de chaussettes. mais les chinois ne sont-ils pas les grands responsables ? ils en ont de tels stocks à nous vendre...
je suis rassurée!
Moi qui croyais être toute seule!!
Ma petite-fille me mettait" en boîte" car presqu'à chaque séjour qu'elle faisait aux vacances chez nous il manquait au moins une chaussette!!
Alors que je lui disais de les mettre ensemble dans le panier à linge et que je les retrouvais ici ou là!dans les jambes de pantalon,au fond du lit....
Nous sommes donc nombreux à constater la valse des chaussettes!!!
La solitude des laveuses de chaussettes est si bien partagée, arromanche, si bien... Un de mes enfants vient de rentrer de colonie de vacances... et l'orphelinat a dû pousser ses portes. Sans parler des ces nouvelles égarées dont je n'avais jamais vu la paire avant le retour du Centre... Quelque part en France quelqu'un pleure la chaussette égarée et qui a trouvé refuge chez moi.
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